Microbrasserie Paris 2026 : scène craft, ouvertures et tendances 🇫🇷
- il y a 3 jours
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Depuis quelques mois, si tu t’intéresses aux microbrasseries à Paris en 2026, tu l’as sûrement senti : quelque chose est en train de bouger.
Pas une crise.
Pas un effondrement.
👉 Une recomposition.
Entre rachats, fusions, fermetures et nouvelles microbrasseries à Paris, la scène craft parisienne entre dans une nouvelle phase.
On n’écrit pas ça comme des observateurs extérieurs.
On est dedans.
Depuis notre ouverture fin 2024 à République, au Kilomètre Zéro, on voit les lignes bouger de près. Alors voilà une lecture honnête, terrain, de ce qui se passe vraiment en 2026.

Ce qui a bougé chez les acteurs historiques
BapBap : la fin d’un cycle, le début d’un autre
Difficile de parler de brasserie artisanale à Paris sans mentionner BapBap.
Fondée en 2014, pionnière de la scène craft parisienne, la brasserie a traversé :
le Covid
l’inflation
un modèle économique sous pression
Résultat : placement en redressement judiciaire en 2023.
👉 En 2024, reprise par Appie & Cie
👉 La production continue rue Saint-Maur
👉 Mais les fondateurs historiques quittent le projet
Ce que ça raconte :
"Produire uniquement pour vendre ailleurs (bars, distrib) devient risqué."

Paname + Demory : la consolidation en marche
Autre mouvement structurant : la fusion entre Paname Brewing Company et Demory Paris.
Sous l’impulsion du groupe Pietra :
mutualisation des moyens
centralisation de la production Ă Saint-Denis
maintien de deux marques distinctes
👉 C’est un signal clair : à une certaine échelle, rester totalement indépendant devient coûteux.
La scène craft parisienne commence à ressembler à d’autres industries :
des groupes qui se structurent
des petits acteurs qui restent agiles

IBU devient Galopins par Patoche
Le bar IBU (Paris 10), référence craft pendant des années, ferme en 2025.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là :
👉 repris immédiatement par Patoche
👉 devient Galopins par Patoche
Ce qu’on observe :
les lieux disparaissent rarement totalement
ils changent de main
les dynamiques évoluent

Microbrasserie Paris 2026 : une scène en pleine transformation
Galopin (sans S) : Bagnolet et Montreuil comme nouveau terrain de jeu
Attention Ă ne pas confondre.
👉 Galopin (sans S) ≠Galopins par Patoche
Cette microbrasserie, ouverte en 2024 Ă Bagnolet :
propose production + dégustation
organise des ateliers
brasse aussi du kombucha
Un format hybride, pédagogique, local.
👉 Et surtout un signal : la scène craft parisienne déborde encore plus du périphérique.

La Dérive : le brewpub nouvelle génération
Probablement l’ouverture la plus attendue de 2026.
👉 Ouverture prévue : mai 2026, Belleville
👉 Projet porté par :
Arthur Farina (Le Soupir, ex-BapBap)
Amelia Morghadi (cheffe)
Étienne Gaurand (ex-BapBap, Double Tranche)
Xavier Righetti (L'Apaisée, La Jonquille à Genève)
Le concept :
bistrot + microbrasserie
12 becs pression
service technique (Lukr, nitro, cask)
cuisine travaillée
👉 Une vision claire : le brewpub devient une expérience complète, pas juste un lieu de production.

Kintsugi Beer : un projet à suivre de près
Encore discret, mais bien réel.
👉 Kintsugi Beer a trouvé son local
👉 Ouverture attendue fin 2026 / 2027
On suit ça de près !
C'est typiquement le genre de projet qui peut marquer la prochaine vague.

Les tendances de fond de la scène craft parisienne
Derrière ces mouvements, il y a des tendances lourdes.
1. La fin du modèle “production seule”
Le cas BapBap l’a montré.
👉 Produire sans vendre directement = dépendance forte au marché
👉 Marges réduites
👉 Vulnérabilité accrue
Aujourd’hui, le modèle qui tient :
👉 brewpub = brasser + servir sur place
C’est plus direct, plus rentable, plus résilient.
2. Une scène qui se polarise
On voit apparaître deux mondes :
🌚 D’un côté :
groupes structurés
production mutualisée
logique industrielle maîtrisée
🌝 De l’autre :
microbrasseries indépendantes
petits volumes
identité forte
👉 Le “milieu” devient plus fragile.
3. L’émergence du bistrot-brewpub
C’est peut-être LA tendance la plus intéressante.
Les lieux ne sont plus :
"des brasseries avec un bar"
Mais :
"des lieux de vie (restaurant, bistrot) qui brassent leur bière"
👉 La bière et la cuisine sont au même niveau
👉 L’expérience devient globale
La Dérive l’assume.
Et nous aussi, au Kilomètre Zéro.

4. Le Grand Paris prend le relais
Belleville, Bagnolet, Montreuil…
👉 Les nouveaux projets sortent du centre
👉 Les loyers poussent à s’éloigner
👉 Mais la demande suit
Résultat :
"la scène craft parisienne devient métropolitaine"
Et Kilomètre Zéro dans tout ça ?
On a ouvert fin 2024, en plein Paris 3, côté République.
Avec une idée simple :
👉 créer un brewpub ancré dans son quartier, où :
on brasse sur place
on sert directement
on cuisine
on crée du lien
Un an plus tard :
plus de 30 000 pintes servies
des collaborations (dont gastronomie étoilée avec Aldéhyde)
une vraie vie autour du lieu (concerts, quiz, événements)
On n’est pas là pour “surfer sur une tendance”.
On est là pour participer à cette scène qui évolue.

Une scène qui bouge… et qui reste vivante
Oui, il y a :
des fermetures
des rachats
des transformations
Mais il y a aussi :
des ouvertures ambitieuses
des nouveaux formats
des idées fraîches
👉 La scène craft parisienne en 2026 n’est pas en crise.
👉 Elle est en mutation.
Et ça, c’est plutôt sain. 💛
Ă€ suivre : les prochains mois
Si tu veux prendre le pouls de tout ça en vrai :
👉 Paris Beer Festival – fin mai 2026
C’est là que tout le monde se retrouve :
brasseurs
passionnés
curieux
Et que la scène montre son vrai visage.

Envie de voir ça de plus près ?
📍 Kilomètre Zéro
39 rue Notre-Dame-de-Nazareth – Paris 3
👉 Viens goûter ce qu’on brasse
👉 Viens discuter avec l’équipe
👉 Viens voir à quoi ressemble une microbrasserie en 2026
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération. 💛
📎 Sources :




